Dimanche 23 août 2026, le week-end de Zandvoort a mis à nu les fragilités des deux écuries censées jouer le titre face à McLaren et Mercedes. Max Verstappen abandonne dès le premier tour et tacle ouvertement Red Bull, pendant que Ferrari s’écharpe en interne sur la radio entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc. Retour sur une course qui fissure deux mythes.
Que s’est-il passé avec Verstappen à Zandvoort ?
Max Verstappen abandonne dès le premier tour du Grand Prix des Pays-Bas 2026, disputé dimanche 23 août à Zandvoort et remporté par Lando Norris. Le Néerlandais est victime d’une sortie de piste dans le dernier virage relevé du circuit, sur une portion de piste rendue humide. Déjà relégué à la 7e place sur la grille la veille, il confie après coup avoir abordé le week-end diminué physiquement, se disant « pas bien du tout » avant la course. Un scénario cruel pour celui qui reste, statistiquement, le pilote le plus titré de l’histoire du circuit, avec trois victoires et deux podiums lors des précédentes éditions.
« Nous sommes la quatrième équipe » : Verstappen tacle ouvertement Red Bull
Interrogé en conférence de presse après son abandon, Verstappen ne cherche pas d’excuse conjoncturelle et pointe directement le niveau de la monoplace. Sur la saison, il assure que Red Bull n’est plus que la quatrième force du plateau, loin derrière Mercedes, McLaren et Ferrari.
« Nous sommes la quatrième équipe la plus rapide, ce n’est pas comme si on débarquait à Zandvoort en espérant faire un coup de magie. C’est comme ça : les autres écuries ont apporté des évolutions, pas nous. »
— Max Verstappen, en conférence de presse après son abandon à Zandvoort
Le champion néerlandais enfonce le clou en évoquant une saison entière de retard technique plutôt qu’un simple accident de parcours : « Si vous regardez la moyenne de toute la saison, nous avons été la quatrième équipe la plus rapide, et ce week-end l’a particulièrement mis en évidence. » Une lucidité qui tranche avec le discours habituellement combatif du pilote, et qui confirme les difficultés déjà observées lors des qualifications, où Red Bull n’avait « aucune réponse » à apporter aux écuries de tête.
Une dernière danse ratée sur ses terres
Le rendez-vous avait pourtant une saveur particulière : après une décision actée dès décembre 2024, 2026 marque la dernière apparition de Zandvoort au calendrier de la Formule 1. Un circuit sur lequel Verstappen régnait presque sans partage depuis son retour en 2021, et où il venait tout juste de prolonger son contrat avec Red Bull jusqu’en 2030 quelques jours plus tôt. L’ironie est cruelle : l’adieu à son Grand Prix à domicile se solde par une monoplace abandonnée contre un mur après un seul tour de course, quand ses trois victoires et ses deux podiums précédents avaient fait de ce rendez-vous l’un des plus favorables de son calendrier.
Chez Ferrari, la tension explose sur la radio entre Hamilton et Leclerc
Aucune collision entre les deux pilotes Ferrari à Zandvoort : Lewis Hamilton termine 4e, Charles Leclerc 5e, tous deux à l’arrivée. Le vrai accroc est venu de la stratégie. Engagé sur un décalage de pneus différent de son coéquipier, Hamilton se retrouve bloqué derrière un Leclerc plus lent en milieu de course, sans que la Scuderia n’impose de consigne d’équipe pour le laisser passer.
L’agacement de l’Anglais éclate sur la radio, avec une remarque sarcastique captée par les micros officiels et relayée par Sky Sports F1 : « Great way of wasting time guys, good job » (« Belle façon de perdre du temps les gars, bien joué »). Après la course, Hamilton explicite sa frustration en comparant la gestion de Ferrari à celle de Mercedes, qui avait permis à Antonelli de doubler Russell en quelques secondes plus tôt dans la course : « Je veux gagner. Je suis ici pour gagner, et c’est difficile quand on regarde devant soi et qu’on voit les deux Mercedes : eux, ils reçoivent la consigne et c’est exécuté tout de suite. »
Leclerc minimise, Vasseur s’explique
Face aux questions sur une possible brouille avec son coéquipier, Charles Leclerc refuse de dramatiser : « En dehors de Lewis, ça ne change rien pour l’équipe d’avoir une position de plus, donc je ne suis pas déçu ou frustré pour cette raison-là. » Le Monégasque préfère pointer le timing de la voiture de sécurité virtuelle, « pas vraiment idéal » pour sa course, et son deuxième arrêt au stand jugé tardif : « Ce sont le genre de choix qu’il faut qu’on évoque en interne… on ne l’a pas fait comme il fallait, donc il faut comprendre pourquoi. » Il finit par désigner la vraie cause selon lui : une qualification ratée la veille, plus déterminante que la gestion de course du dimanche.
Le directeur d’écurie Fred Vasseur confirme, de son côté, que la communication radio a posé un vrai problème de gestion : « On aurait sans doute pu mieux faire, mais il était aussi difficile d’expliquer la situation à Lewis par radio sans révéler notre plan à nos rivaux. » Une justification qui n’efface pas l’image d’une Scuderia hésitante au moment de trancher entre ses deux pilotes.
Au-delà des symptômes différents (un crash spectaculaire d’un côté, une friction interne de l’autre), Red Bull et Ferrari partagent le même mal ce dimanche : aucune des deux écuries n’a la marge pour absorber le moindre accroc face au duo Mercedes-McLaren qui trône en tête des deux classements. Ce n’est plus seulement une question de vitesse pure, mais de rigueur, et c’est peut-être ce qui doit le plus inquiéter les deux écuries à l’approche de Monza.
| Pos. | Écurie | Points |
|---|---|---|
| 1 | Mercedes | 425 |
| 2 | Ferrari | 338 |
| 3 | McLaren | 263 |
| 4 | Red Bull Racing | 186 |
Et maintenant ?
La Formule 1 marque une pause avant de reprendre au Grand Prix d’Italie, à Monza, le 6 septembre 2026. Red Bull devra confirmer si ses évolutions annoncées comblent enfin l’écart avec le trio de tête, tandis que Ferrari devra clarifier sa hiérarchie interne avant que la rivalité Hamilton-Leclerc ne prenne trop d’ampleur dans le sprint final de la saison. Retrouvez tout le calendrier et les enjeux de l’exercice dans notre guide complet de la saison F1 2026.
Questions fréquentes
Pourquoi Max Verstappen a-t-il abandonné à Zandvoort ?
Verstappen sort de piste dès le premier tour du GP des Pays-Bas 2026, dans le dernier virage relevé du circuit, sur une portion de piste rendue humide. Sa Red Bull termine contre le mur, mettant fin à sa course après quelques centaines de mètres.
Que représente Zandvoort pour Max Verstappen ?
Zandvoort disparaît du calendrier de F1 après 2026, une décision actée dès décembre 2024. Verstappen y comptait trois victoires et deux podiums depuis 2021, avant cet abandon au premier tour lors de ce qui restera sa dernière apparition sur le circuit dans le format actuel.
Que s’est-il passé entre Hamilton et Leclerc pendant la course ?
Aucune collision : les deux pilotes Ferrari ont terminé la course, Hamilton 4e et Leclerc 5e. La tension est née d’un désaccord sur la stratégie, Hamilton s’agacant sur la radio que Ferrari n’impose pas de consigne d’équipe pour le laisser dépasser son coéquipier.
Quel est le classement des championnats après le GP des Pays-Bas ?
Chez les pilotes, Kimi Antonelli mène avec 242 points. Chez les constructeurs, Mercedes (425 points) devance Ferrari (338), McLaren (263) et Red Bull Racing (186).
Quand a lieu la prochaine course de Formule 1 ?
La Formule 1 reprend avec le Grand Prix d’Italie à Monza, le 6 septembre 2026, après la dernière apparition de Zandvoort au calendrier.








