Il ne lui a fallu que trois courses pour inscrire son nom dans l’histoire. Kimi Antonelli, 19 ans à peine, a décroché sa première victoire en Formule 1 au Grand Prix de Chine, s’imposant sous le drapeau à damier du circuit international de Shanghai devant son équipier George Russell. Pendant ce temps, Lewis Hamilton savourait son tout premier podium sous les couleurs rouges de la Scuderia Ferrari.
Le prodige Mercedes passe en mode champion
Le départ avait pourtant offert un scénario inattendu. Hamilton, agressif au déclenchement, s’était emparé de la tête dans les premiers instants, propulsant une Ferrari revigorée. Mais Antonelli n’avait pas dit son dernier mot. Le jeune pilote bolonais répondait par un dépassement magistral avant la fin du deuxième tour, reprenant une main qu’il ne lâchait plus jusqu’à l’arrivée. Une démonstration de sang-froid qui a scotché les observateurs les plus aguerris.
Avec cette victoire, Antonelli devient le deuxième pilote le plus jeune à triompher en Grand Prix, s’inscrivant dans la lignée d’un certain Max Verstappen. Plus symbolique encore : il offre à l’Italie son premier succès en Formule 1 depuis le coup d’éclat de Giancarlo Fisichella en Malaisie, en 2006 — soit vingt ans d’attente enfin récompensés.
Hamilton retrouve le sourire, Ferrari rassurée
Dans l’ombre de la consécration d’Antonelli, Lewis Hamilton a lui aussi écrit une page de sa nouvelle vie. Le septuple champion du monde, arrivé à Maranello avec des ambitions immenses et une pression à la hauteur, montait enfin sur la boîte après avoir résisté à une bataille intense face à son équipier Charles Leclerc. Un duel fratricide que Hamilton a tranché à l’intérieur du virage 1, au 40e tour, pour empocher la troisième place.
Ce podium inaugural constitue un signal fort pour la Scuderia : Ferrari semble avoir trouvé les clés du nouveau règlement 2026, qui a par ailleurs mis à genoux Red Bull. Max Verstappen, en difficulté avec une monoplace récalcitrante, a critiqué ouvertement ces nouvelles normes techniques, jugeant les courses désormais peu enthousiasmantes. Une polémique qui ne fait que commencer.
Un nouveau règlement qui redistribue les cartes
La saison 2026 s’annonce déjà comme un formidable feuilleton à rebondissements. Mercedes, avec Antonelli et Russell en tête, semble avoir parfaitement maîtrisé la transition réglementaire. Ferrari monte en puissance. Red Bull cherche encore ses marques. Et Verstappen, triple champion en titre, devra se réinventer pour prétendre à un quatrième couronnement.
Le prochain rendez-vous se tiendra au Japon, à Suzuka, le sanctuaire des passionnés de Formule 1. Un circuit où la technique et le pilotage pur sont rois — terrain idéal pour voir si l’ascension d’Antonelli est durable ou si la hiérarchie se réorganise.









