L’Espagne est championne du monde pour la deuxième fois de son histoire. Portée par un but de Ferran Torres à la 106e minute, la Roja domine l’Argentine (1-0 après prolongation) ce dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, dans une finale marquée par l’expulsion d’Enzo Fernández et un but refusé à Nico Williams.
Championne du monde en titre depuis 2022, l’Argentine visait un doublé consécutif qui l’aurait installée définitivement dans la légende. En face, l’Espagne cherchait à confirmer son statut de meilleure sélection du moment, deux ans après son sacre européen en Allemagne. C’est finalement la Roja qui range l’Albiceleste et Lionel Messi en position de dauphins.
Comment Ferran Torres a-t-il offert la deuxième étoile à l’Espagne ?
Entré en jeu à la 62e minute, Ferran Torres reprend de volée un centre de Pedro Porro dévié de la tête par Nico Williams et trompe Emiliano Martínez à la 106e minute. Le but, inscrit trente-neuf secondes après le coup d’envoi de la seconde période de prolongation, offre à l’Espagne son deuxième sacre mondial, seize ans après 2010.
D’entrée de jeu, la Roja impose son tempo. Lamine Yamal multiplie les appels et les percussions côté droit dans le premier quart d’heure, sans jamais faire céder un bloc argentin discipliné. Emiliano Martínez, lui, répond présent : le gardien enchaîne les arrêts et maintient les siens à flot jusqu’à l’entrée en jeu de Ferran Torres, auteur d’un match plein malgré son statut de remplaçant.
Longtemps stérile malgré une possession écrasante, la domination espagnole finit par payer dans le money-time de la prolongation. Le scénario confirme une tendance de tout le tournoi : l’Espagne muselle davantage qu’elle ne déborde, et patiente pour frapper au bon moment.
| Score | Espagne 1 – 0 Argentine (a.p.) |
| But | Ferran Torres (106e), sur assist de Nico Williams et Pedro Porro |
| Expulsion | Enzo Fernández (Argentine, 90+3e, 2e jaune) |
| Stade | MetLife Stadium, East Rutherford (New Jersey) |
| Arbitre | Slavko Vinčić (Slovénie) |
Pourquoi Enzo Fernández a-t-il été exclu et le but de Nico Williams refusé ?
L’Argentine termine le temps réglementaire à dix après le second carton jaune d’Enzo Fernández, sanctionné à la 90+3e minute pour une intervention dangereuse sur Pau Cubarsí. En prolongation, un but de Nico Williams est ensuite invalidé par l’arbitre slovène Slavko Vinčić pour une faute signalée de Mikel Merino sur Nicolás Otamendi en amont de l’action.
Le sort de la finale bascule dès la fin du temps réglementaire. Averti une première fois à la 82e minute pour contestation après une série de fautes répétées, Enzo Fernández écope d’un second jaune synonyme d’exclusion en toute fin de temps additionnel. L’Albiceleste joue toute la prolongation à dix.
Réduits en infériorité numérique, les Argentins croient pourtant recoller au score : sur un nouveau centre de Pedro Porro, Mikel Merino remise pour Nico Williams, qui bat Martínez d’une frappe précise. Sauf que Vinčić a sifflé faute en amont, estimant que Merino avait marché sur le pied d’Otamendi dans la surface. Les images ralenties laissent planer le doute sur la réalité du contact, mais la VAR ne juge pas l’erreur assez flagrante pour renverser la décision de terrain. Les joueurs espagnols entourent longuement l’arbitre, sans obtenir gain de cause.
Les chiffres de la démonstration espagnole
| Espagne | Argentine |
|---|---|
| Possession | |
| 65 % | 35 % |
65 %35 % | |
| Tirs | |
| 20 | 3 |
| Tirs cadrés | |
| 12 | 0 |
| Expected goals (xG) | |
| 1,94 | 0,31 |
| Arrêts du gardien | |
| 3 | 11 |
Avec 11 arrêts, un total inédit en finale de Coupe du monde depuis 60 ans, Emiliano Martínez repousse longtemps l’échéance et évite une déroute plus large à l’Argentine, restée sans le moindre tir cadré jusqu’à la 117e minute de jeu.
Que disent Messi et Scaloni après la finale ?
Sur le podium, Lionel Messi encaisse une nouvelle désillusion mondiale. Ému aux larmes au moment de recevoir la médaille d’argent, l’Argentin de 39 ans referme peut-être un chapitre avec la sélection sans le confirmer officiellement : interrogé sur une éventuelle participation à l’édition 2030, il a clairement laissé entendre qu’il n’irait pas plus loin.
« Ils ont été meilleurs, c’est vrai, mais je garderai un souvenir énorme de ce que mes joueurs ont accompli. »
— Lionel Scaloni, sélectionneur de l’Argentine
Lionel Scaloni assume la défaite sans chercher d’excuses. Son contrat à la tête de l’Albiceleste s’achève en décembre et le technicien n’a rien voulu dévoiler de son avenir, préférant saluer le parcours de son groupe jusqu’en finale. Côté espagnol, Luis de la Fuente et Ferran Torres dédient le titre à l’ensemble du pays dès le coup de sifflet final, sous les acclamations d’un vestiaire qui savoure un doublé Euro-Mondial rarissime pour cette génération.
Il y a aussi, derrière le trophée, un symbole qui dépasse le palmarès. Championne d’Europe en titre depuis 2024, l’Espagne réalise un doublé continental-mondial que seules de rares grandes nations avaient accompli avant elle, à l’image de l’Allemagne de l’Ouest entre 1972 et 1974. Et il y a le passage de témoin entre la génération Messi, privée d’un deuxième sacre mondial consécutif, et celle de Lamine Yamal, 19 ans et 6 jours, déjà titré à l’Euro et au Mondial avant même sa vingtième année.
Quelle est la suite pour l’Espagne et l’Argentine après le Mondial 2026 ?
Le contrat de Lionel Scaloni à la tête de l’Argentine s’achève en décembre 2026, et rien n’indique encore s’il sera prolongé ni si Lionel Messi rejouera un jour sous le maillot albíceleste. Côté espagnol, la Roja de Luis de la Fuente enchaine (Ligue des nations, puis qualifications pour l’Euro 2028) en position de favorite incontestée, portée par une génération Yamal-Cubarsí encore promise à de longues années au sommet.
Questions fréquentes
Qui a marqué le but de la victoire de l’Espagne en finale de la Coupe du monde 2026 ?
Ferran Torres, entré en jeu en seconde période, inscrit l’unique but de la rencontre à la 106e minute sur une remise de la tête de Nico Williams, à la suite d’un centre de Pedro Porro. Score final : Espagne 1-0 Argentine après prolongation.
Pourquoi Enzo Fernández a-t-il été expulsé en finale ?
Le milieu argentin reçoit un premier carton jaune à la 82e minute puis un second à la 90+3e minute pour une intervention dangereuse sur Pau Cubarsí, laissant l’Argentine à dix joueurs pendant toute la prolongation.
Pourquoi le but de Nico Williams a-t-il été refusé ?
L’arbitre slovène Slavko Vinčić a sifflé une faute de Mikel Merino sur Nicolás Otamendi lors de la construction de l’action. La VAR a examiné la phase mais n’a pas jugé la décision de terrain suffisamment erronée pour l’invalider.
Combien de Coupes du monde l’Espagne a-t-elle remportées ?
Deux : celle de 2010 en Afrique du Sud et celle de 2026 aux États-Unis, cette dernière décrochée face à l’Argentine sur le score de 1-0 après prolongation.
Lionel Messi va-t-il continuer avec la sélection argentine ?
Rien n’est officiellement tranché. Messi n’a pas annoncé sa retraite internationale après la défaite en finale, mais a laissé entendre qu’il ne disputera plus de Coupe du monde après celle de 2026.








