La Fédération algérienne de football (FAF) a officialisé, lundi 3 août 2026, la fin de la collaboration avec Vladimir Petkovic. Après 29 mois sur le banc des Fennecs et une élimination dès les 16es de finale du Mondial 2026, le technicien suisse quitte son poste à l’amiable. Rafael Benitez, Roberto Martinez et José Peseiro figurent parmi les noms évoqués pour lui succéder.
Pourquoi la FAF a-t-elle mis fin au contrat de Petkovic ?
La FAF annonce, ce lundi 3 août 2026, la résiliation à l’amiable du contrat qui la liait à Vladimir Petkovic et à son staff technique, avec effet immédiat. Cette décision intervient un mois après l’élimination de l’Algérie en 16es de finale de la Coupe du monde 2026, battue 2-0 par la Suisse. Reconduit juste avant le Mondial pour un contrat courant jusqu’en 2028, Petkovic avait pourtant conservé la confiance de la fédération après une phase de groupes accrochée. Mais la désillusion face à la Suisse, buts d’Embolo (11e minute) et de Ndoye (46e) à l’appui, a rebattu les cartes. Selon Le Soir d’Algérie, le sélectionneur suisse aurait expliqué, lors d’un entretien avec le président de la FAF Walid Sadi, ne plus disposer des conditions nécessaires pour poursuivre sa mission, refusant de s’accrocher à son poste à tout prix.
Ce nouvel épisode ravive un vieux mal du football algérien : l’instabilité sur le banc de touche. Depuis le sacre continental de Djamel Belmadi à la CAN 2019, la sélection a enchaîné les changements de sélectionneur sans retrouver le souffle de cette génération dorée. Petkovic, arrivé en 2023 pour stabiliser le groupe, n’aura finalement tenu que deux ans et demi.
Combien va coûter le départ de Petkovic à la FAF ?
L’accord à l’amiable prévoit le versement d’une indemnité équivalente à trois mois de salaire à Vladimir Petkovic, ainsi qu’à ses trois adjoints David Morandi, Paolo Rongoni et Nani Guido, soit environ 600 000 € rien que pour le sélectionneur sur la base de son salaire mensuel estimé à 200 000 €. Cette formule permet à la fédération d’éviter une procédure contentieuse et les indemnités bien plus lourdes qu’aurait entraînées une rupture unilatérale du contrat.
Arrivé en 2023, Petkovic émargeait au plus haut salaire du continent africain. Un montant qui donne la mesure du défi financier auquel la FAF va devoir faire face pour recruter un successeur de standing équivalent.
Qui pour succéder à Petkovic sur le banc des Fennecs ?
Rafael Benitez apparaît comme la piste privilégiée de la FAF, qui rêve de l’ancien technicien de Liverpool, Chelsea, Naples ou encore du Real Madrid pour relancer les Fennecs. Aucun contact concret n’a toutefois été noué à ce stade avec l’Espagnol, aujourd’hui libre après son départ de Panathinaikos. À 66 ans, il reste l’un des techniciens les plus titrés du marché, vainqueur de la Ligue des champions avec Liverpool en 2005. Reste à savoir si son salaire, généralement élevé sur ce type de dossier, restera compatible avec le budget de la FAF, déjà sous tension après l’indemnité versée à Petkovic et ses adjoints.
| Candidat | Statut / dernier poste | Frein principal |
|---|---|---|
| Rafael Benitez | Libre (ex-Panathinaikos) | Aucun contact concret noué avec la FAF |
| José Peseiro | Al-Ula (Arabie Saoudite, D2) | Sous contrat, mais ouvert à un retour |
| Roberto Martinez | Libre (ex-sélectionneur du Portugal) | Salaire ~4 M€/an, hors budget FAF |
Roberto Martinez, un fantasme financier
Libre depuis la fin de son aventure avec le Portugal après le Mondial, Roberto Martinez a également été évoqué. Mais son salaire portugais, environ 4 millions d’euros par an, soit plus du double de celui de Petkovic, le place hors de portée du budget algérien.
José Peseiro, le plan B le plus crédible
Ancien sélectionneur du Nigeria, José Peseiro fait figure d’option la plus réaliste derrière Benitez. Le technicien portugais de 66 ans vient de prolonger avec son club saoudien d’Al-Ula, où il dit se sentir très bien, sans pour autant fermer la porte à un retour vers les Fennecs, pour qui il conserve beaucoup d’affection.
Selon Fennec Football, un autre nom circule dans la presse algérienne : celui d’Antar Yahia. L’ancien international, artisan de la qualification historique de l’Algérie pour le Mondial 2010, serait sur le point d’intégrer le futur encadrement de la sélection, sans que son rôle exact, au sein du staff technique ou à la direction sportive, soit pour l’instant confirmé.
Au-delà du nom qui sortira du chapeau, ce chantier engage bien plus qu’un simple changement de banc. La FAF doit boucler ce dossier rapidement : les éliminatoires de la CAN 2027 approchent, et un flou prolongé prive le futur sélectionneur du temps nécessaire pour bâtir un groupe et une identité de jeu avant les premières échéances. Un scénario que l’Algérie a déjà connu par le passé, avec les conséquences sportives que l’on sait sur des débuts de campagne ratés.
Et maintenant ?
La FAF n’a communiqué aucun calendrier officiel pour la nomination du successeur de Petkovic. Le dossier Benitez reste le scénario prioritaire en interne, mais la fédération pourrait devoir se rabattre sur Peseiro si les discussions avec l’Espagnol n’aboutissent pas rapidement. L’urgence est réelle : les éliminatoires de la CAN 2027, co-organisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, démarrent dès les fenêtres FIFA de septembre 2026, pour un tournoi final prévu du 19 juin au 18 juillet 2027. Les prochaines semaines, à l’approche de la reprise des compétitions européennes, seront donc déterminantes pour fixer l’identité du futur sélectionneur avant le coup d’envoi des qualifications.
Questions fréquentes
Pourquoi Vladimir Petkovic n’est-il plus sélectionneur de l’Algérie ?
La FAF et Petkovic ont résilié leur contrat à l’amiable le 3 août 2026, un mois après l’élimination de l’Algérie en 16es de finale du Mondial 2026 par la Suisse (2-0).
Qui sont les principaux candidats pour remplacer Petkovic ?
Rafael Benitez est la priorité de la FAF, devant José Peseiro, présenté comme le plan B le plus crédible, et Roberto Martinez, jugé financièrement hors de portée.
Combien Petkovic va-t-il toucher en indemnités de départ ?
L’accord prévoit une indemnité équivalente à trois mois de salaire pour Petkovic et pour chacun de ses trois adjoints. Sur la base du salaire mensuel de Petkovic, estimé à 200 000 €, cela représente environ 600 000 € rien que pour lui.
Depuis quand Vladimir Petkovic était-il sélectionneur de l’Algérie ?
Petkovic dirigeait les Fennecs depuis 29 mois, après avoir été reconduit juste avant le Mondial 2026 pour un contrat courant jusqu’en 2028.
Quel est l’enjeu pour le prochain sélectionneur de l’Algérie ?
Le futur sélectionneur devra préparer les éliminatoires de la CAN 2027, co-organisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, dont la phase de groupes démarre en septembre 2026.








