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CAN 2025 : des consignes pour ne pas sanctionner les Sénégalais en finale ? Les révélations explosives du patron de l’arbitrage CAF

Jean-Jacques Ndala arbitre lors de la finale de la CAN 2025

Le président du comité des arbitres de la CAF, Olivier Safari Kabene, aurait tenu des déclarations fracassantes sur la gestion de l’arbitrage lors de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Selon des informations relayées par RMC Sport le 5 avril 2026, des consignes auraient été données pour ne pas sanctionner les joueurs sénégalais qui avaient quitté le terrain. Un aveu qui jette une lumière troublante sur l’une des finales les plus controversées de l’histoire du football africain.

  • 18 janvier 2026 : Finale CAN 2025, Sénégal-Maroc (1-0 TAB). L’arbitre Jacques Ndala Ng’aba n’expulse pas les joueurs sénégalais sortis sans autorisation.
  • 17 mars 2026 : La CAF annule la sanction contre le Sénégal après appel, validant le résultat.
  • 5 avril 2026 : RMC Sport révèle des déclarations d’Olivier Safari Kabene, président du comité des arbitres CAF, suggérant des consignes pour protéger les joueurs sénégalais.
  • Stade actuel : Le Maroc a saisi le TAS (Tribunal arbitral du sport). La CAF n’a pas encore répondu officiellement.
  • Enjeu : Si le TAS valide les accusations, la décision pourrait entacher l’intégrité du football africain avant la Coupe du Monde 2026.

Que s’est-il passé lors de la finale Sénégal-Maroc du 18 janvier 2026 ?

Le 18 janvier 2026, le Sénégal et le Maroc s’affrontent en finale de la CAN 2025 au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Dans le temps additionnel d’un match équilibré (0-0), l’arbitre Jacques Ndala Ngambo accorde un penalty aux Lions de l’Atlas. La décision provoque une explosion de colère chez les Lions du Sénégal : plusieurs joueurs, dont Ismaïla Sarr et El Hadji Malick Diouf (déjà avertis), quittent la pelouse pendant une vingtaine de minutes.

Le retour des joueurs sénégalais sur le terrain — sans qu’aucun d’entre eux ne reçoive le carton jaune automatique prévu par le règlement — permet à la rencontre de reprendre. Brahim Diaz manque le penalty marocain, arrêté par Édouard Mendy. Pape Gueye inscrit l’unique but du match, et le Sénégal soulève le trophée (1-0 après prolongation).

Mais deux mois plus tard, le 17 mars 2026, le jury d’appel de la CAF retourne la situation : il déclare le Sénégal forfait et homologue un score de 3-0 en faveur du Maroc, en application des articles 82 et 84 du règlement de la CAN. Le Sénégal brandit son trophée de la CAN au Stade de France — avant de saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) à Lausanne.

Quelles sont les déclarations explosives d’Olivier Safari Kabene ?

C’est lors de la réunion du comité exécutif de la CAF à Dar es Salaam, les 13 et 14 février 2026, qu’Olivier Safari Kabene, président de la commission des arbitres de la CAF, aurait lâché une bombe. Selon des informations du média WinWin, reprises par RMC Sport le 5 avril 2026, Safari Kabene aurait déclaré :

« Tous les joueurs sénégalais ayant quitté le terrain auraient dû être avertis immédiatement à leur retour, mais nous avons donné des instructions de ne pas le faire afin de préserver le match et éviter son arrêt avant la fin du temps réglementaire. »

— Olivier Safari Kabene, président de la commission des arbitres de la CAF, selon WinWin/RMC Sport

Safari Kabene aurait également révélé ne pas avoir eu connaissance de la désignation de la plupart des arbitres ayant officié lors du tournoi, malgré sa présence aux réunions préparatoires. Un aveu qui soulève des questions graves sur les procédures internes de la CAF et sur l’indépendance réelle de son comité d’arbitrage.

Ces déclarations, si elles sont confirmées, suggèrent que l’arbitrage de la finale n’a pas suivi le règlement à la lettre : l’absence de cartons jaunes distribués aux joueurs sénégalais à leur retour n’était pas un oubli ou une interprétation souple — c’était une consigne.

Pourquoi ces révélations fragilisent-elles la CAF ?

La portée de ces déclarations dépasse largement le cadre sportif. Si des instructions ont bien été données pour ne pas sanctionner les Sénégalais, cela signifie que la direction de la CAF a, de fait, exercé une influence directe sur l’arbitrage d’une finale continentale. Une ingérence que le règlement est censé interdire.

Quelles sont les conséquences juridiques pour la CAF ?

  • Contradiction interne : La CAF sanctionne le Sénégal pour abandon de match (articles 82 et 84), tout en ayant donné des consignes pour éviter que l’arbitre ne sanctionne ce même abandon.
  • Crédibilité du jury d’appel : Comment un jury peut-il condamner rétroactivement ce qu’une instance de la même organisation avait décidé de tolérer en temps réel ?
  • Rôle du TAS : Le Sénégal a saisi le Tribunal Arbitral du Sport. Ces révélations constituent potentiellement une pièce à charge majeure dans ce dossier.
  • Silence de la FIFA : Plusieurs observateurs s’interrogent sur la position de la FIFA face à cette crise de gouvernance au sein de la CAF.

La Fédération sénégalaise de football a appelé à une enquête internationale indépendante, évoquant des « soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF ». Le gouvernement sénégalais a exprimé ses regrets officiels. De son côté, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), qui est à l’origine de l’appel, estime que la décision du jury confirme sa version des faits — tout en restant confrontée à une situation où la légitimité de l’ensemble du processus est désormais contestée.

La crédibilité des institutions africaines est régulièrement mise à l’épreuve. Hakimi, figure de la génération dorée marocaine, avait lui-même évoqué ses ambitions avec le Maroc lors d’une interview récente.

Chronologie des événements

DateÉvénement
18 jan. 2026Finale CAN 2025 : Sénégal bat le Maroc (1-0 TAB). Incident arbitral non sanctionné.
17 mars 2026La CAF annule sa propre sanction lors de l’appel, confirmant le titre sénégalais.
Fin mars 2026Patrice Motsepe, président de la CAF, réagit sans démentir formellement les accusations.
5 avril 2026RMC Sport publie les révélations sur les consignes d’Olivier Safari Kabene.
En coursRecours du Maroc devant le TAS en attente de décision.

Questions fréquentes

Qui est Olivier Safari Kabene ?

Olivier Safari Kabene est le président de la commission des arbitres de la CAF (Confédération Africaine de Football). C’est l’instance qu’il dirige qui supervise la désignation et la formation des arbitres pour l’ensemble des compétitions africaines, dont la CAN. Ses déclarations lors de la réunion du comité exécutif à Dar es Salaam en février 2026 ont été rapportées par le média WinWin et relayées par RMC Sport.

Qu’est-ce que le TAS et que peut-il changer ?

Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) est basé à Lausanne, en Suisse. Il constitue la plus haute instance d’arbitrage sportif international. Le Sénégal l’a saisi après la décision du jury d’appel de la CAF qui avait accordé la victoire 3-0 au Maroc. Le TAS peut annuler, confirmer ou modifier cette décision. Selon les informations disponibles début avril 2026, les deux équipes ayant participé à la finale pourraient être exclues et une nouvelle finale Nigeria-Égypte être envisagée.

Quels joueurs sénégalais avaient quitté le terrain ?

Selon les informations relayées par plusieurs médias, des joueurs sénégalais dont Ismaïla Sarr et El Hadji Malick Diouf (déjà avertis d’un carton jaune) ont quitté la pelouse lors de la contestation du penalty accordé au Maroc. Selon le règlement, tout joueur ayant quitté le terrain aurait dû recevoir un avertissement automatique à son retour — ce qui n’a pas été fait, selon les aveux d’Olivier Safari Kabene lui-même.

Le Maroc est-il officiellement champion d’Afrique 2025 ?

Selon la décision du jury d’appel de la CAF du 17 mars 2026, le Maroc a été déclaré vainqueur de la finale sur le score de 3-0 par forfait du Sénégal. Cependant, cette décision est contestée devant le TAS, et l’issue finale demeure incertaine au 5 avril 2026. La FIFA n’a pas encore pris position officiellement sur ce dossier.

La CAF a-t-elle répondu à ces accusations ?

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a réagi fin mars 2026 au scandale de la finale, sans apporter de démenti formel aux révélations de Safari Kabene. La CAF a publié une déclaration officielle de son jury d’appel sur son site, mais n’a pas commenté directement les propos attribués au président de sa commission des arbitres.

Qu’attend-on de la CAF et du TAS dans les prochaines semaines ?

L’affaire entre dans une phase décisive. Le TAS doit rendre sa décision sur le recours sénégalais, et les révélations de Safari Kabene — si elles sont confirmées et documentées — pourraient profondément transformer le dossier. Une chose est certaine : la crédibilité de la CAF en tant qu’institution est durablement entamée. Pour le football africain, cette crise tombe au pire moment, à quelques semaines d’un Coupe du Monde 2026 : les 12 groupes complets qui verra dix équipes du continent se mesurer à l’élite mondiale. La gouvernance du sport africain est plus que jamais sous les projecteurs.

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