Gianpiero Lambiase, ingénieur de course et proche ami de Max Verstappen depuis 2016, rejoint officiellement McLaren en tant que directeur de course à compter de 2028. Un départ qui fragilise encore davantage l’avenir du quadruple champion du monde chez Red Bull Racing, déjà secoué par une hémorragie de talents sans précédent.
Pourquoi Lambiase quitte-t-il Red Bull pour McLaren ?
Gianpiero Lambiase, surnommé « GP » dans le paddock, rejoint McLaren Mastercard F1 au poste de directeur de course (Chief Racing Officer) sous la direction d’Andrea Stella. Red Bull et McLaren ont confirmé ce jeudi 9 avril 2026 que l’ingénieur italo-britannique de 45 ans prendra ses fonctions « au plus tard en 2028 », à l’expiration de son contrat actuel.
Red Bull avait tenté de retenir Lambiase en le promouvant responsable de la course l’an dernier, mais cette manœuvre n’a pas suffi. Aston Martin l’avait ciblé comme potentiel directeur d’équipe, tandis que Williams s’était également montré intéressé. En définitive, c’est McLaren qui remporte la mise, poursuivant sa stratégie agressive de recrutement chez Red Bull après les arrivées de Rob Marshall et Will Courtenay ces dernières années.
Que signifie ce départ pour l’avenir de Verstappen en F1 ?
Max Verstappen, 28 ans, dispose d’une clause de sortie dans son contrat Red Bull qui court jusqu’en 2028. Selon les informations du Telegraph, le Néerlandais peut quitter l’écurie s’il termine troisième ou plus bas au championnat. En 2025, cette clause se déclenchait dès la pause estivale — cette fois, elle s’applique sur l’ensemble de la saison.
Le quadruple champion du monde ne cache plus son mécontentement face à la nouvelle réglementation hybride-électrique. Il évoque régulièrement une pause, voire un départ de la Formule 1 dès la saison prochaine, pour se consacrer à l’endurance et aux 24 Heures du Mans. S’il reste en F1, Mercedes reste en embuscade depuis des mois. Et la piste McLaren, où Lambiase l’attend, prend désormais une nouvelle dimension.
Comment Red Bull peut-il survivre à cette hémorragie de talents ?
Le départ de Lambiase s’inscrit dans une série de défections qui ébranle les fondations de Red Bull Racing. Depuis le licenciement de Christian Horner l’été dernier après 20 ans à la tête de l’équipe, l’écurie autrichienne accumule les pertes :
- Adrian Newey — le génie aérodynamicien, parti chez Aston Martin
- Jonathan Wheatley — directeur sportif, recruté par Audi
- Helmut Marko — le mentor historique de Verstappen, parti durant l’hiver
- Craig Skinner — designer en chef, démissionnaire début 2026
- Ole Schack — mécanicien avant de Verstappen, parti il y a deux semaines
- Michael Manning, David Mart, Tom Hart — ingénieurs clés, tous sur le départ
Les qualifications du GP du Japon, où Verstappen a été éliminé dès le Q2, illustrent la chute de compétitivité de l’écurie autrichienne.
Laurent Mekies, nommé directeur d’équipe après Horner, avait pourtant réalisé un début prometteur. Verstappen s’était replacé dans la course au titre grâce à une série remarquable en seconde moitié de saison 2025, ne s’inclinant que de deux points face à Lando Norris. Les rumeurs d’un départ de Verstappen vers Mercedes ne cessent de s’intensifier depuis. Mais l’ère de stabilité semble bel et bien révolue.
Pourquoi la relation Verstappen-Lambiase est-elle si importante en F1 ?
Lambiase travaille aux côtés de Verstappen depuis la promotion de ce dernier chez Red Bull en 2016, après ses débuts chez Toro Rosso. Les deux hommes partagent une complicité rare, célèbre pour leurs échanges radio parfois acerbes mais toujours empreints de respect mutuel — comme un vieux couple, selon l’expression consacrée dans le paddock.
Après la dernière course de la saison 2025, où Verstappen avait perdu le titre pour deux points face à Norris, Lambiase avait été le premier à consoler son pilote :
« Max, tu as tout donné — tu peux en être fier, mon pote. Garde la tête haute. »
— Gianpiero Lambiase, radio d’équipe, Abu Dhabi 2025
Verstappen, conscient de l’épreuve traversée par son ami dont l’épouse combat un cancer du sein, lui avait rendu un hommage appuyé :
« C’est mon ingénieur de course, mais je le considère comme un ami. Nous avons vécu tellement de moments forts ensemble. Je suis très fier de travailler avec quelqu’un d’aussi exceptionnel. »
— Max Verstappen, conférence de presse, décembre 2025
Questions fréquentes
Quand Lambiase rejoindra-t-il McLaren ?
Gianpiero Lambiase est sous contrat avec Red Bull jusqu’à fin 2027. Son arrivée chez McLaren est prévue « au plus tard en 2028 », selon le communiqué officiel. Les deux équipes pourraient néanmoins négocier une libération anticipée.
Verstappen peut-il quitter Red Bull avant la fin de son contrat ?
Oui. Bien que son contrat coure jusqu’en 2028, Verstappen dispose d’une clause de performance. S’il termine troisième ou plus bas au championnat des pilotes, il peut activer sa clause de sortie et rejoindre une autre écurie.
Quel rôle occupera Lambiase chez McLaren ?
Lambiase rejoindra McLaren en tant que directeur de course (Chief Racing Officer). Il épaulera le directeur d’équipe Andrea Stella lors des week-ends de Grand Prix, prenant en charge une partie de ses responsabilités opérationnelles.
Verstappen pourrait-il suivre Lambiase chez McLaren ?
C’est une hypothèse qui circule dans le paddock. Si Verstappen décide de rester en F1 mais de quitter Red Bull, la présence de son ami et ingénieur chez McLaren pourrait peser dans sa décision. Mercedes reste toutefois le prétendant le plus insistant.
Quels cadres et ingu00e9nieurs ont quittu00e9 Red Bull depuis 2024 ?
Depuis le licenciement de Christian Horner en 2025, Red Bull a perdu Adrian Newey (Aston Martin), Jonathan Wheatley (Audi), Helmut Marko, Craig Skinner, Ole Schack, Michael Manning, David Mart et Tom Hart. Gianpiero Lambiase sera le prochain u00e0 partir en 2028.
Que va-t-il se passer pour Verstappen et Red Bull après le départ de Lambiase ?
Pour Verstappen, la question n’est plus de savoir si Red Bull peut le retenir, mais combien de temps il acceptera de piloter une monoplace de moins en moins compétitive, entouré de visages de moins en moins familiers. Le GP du Japon remporté par Antonelli a montré les limites de Red Bull cette saison. Le prochain rendez-vous, à Miami dans trois semaines, pourrait donner de nouvelles indications sur l’état de forme de l’écurie autrichienne — et sur la patience de son pilote star.









