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Le Roi du Maroc gracie les 18 supporters sénégalais emprisonnés depuis la finale de la CAN 2025

Supporters sénégalais lors de la finale de la CAN 2025 — grâce royale de Mohammed VI

Quatre mois après la finale chaotique de la CAN 2025, le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce royale aux 18 supporters sénégalais condamnés pour les violences à Rabat. Le président Bassirou Diomaye Faye a aussitôt publié un communiqué sobre : « Nos compatriotes sont libres. »

Pourquoi les supporters sénégalais étaient-ils emprisonnés au Maroc ?

Le 18 janvier 2026, la finale de la CAN 2025 Maroc-Sénégal vire au chaos au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Un but sénégalais annulé, un penalty accordé au Maroc : la décision arbitrale passe mal dans les tribunes sénégalaises. Des supporters tentent d’envahir la pelouse. Des projectiles partent vers les forces de sécurité.

Les autorités marocaines procèdent à 18 arrestations. Les chefs d’inculpation sont sérieux : hooliganisme, agression sur des agents de sécurité, dégradation d’équipements sportifs, invasion de terrain.

Quelle peine les 18 supporters sénégalais ont-ils reçue ?

En février 2026, la justice marocaine a condamné les 18 supporters sénégalais arrêtés après la finale de la CAN 2025 à des peines allant de 3 mois à 1 an de prison ferme. Trois d’entre eux ont été libérés en avril 2026 après avoir purgé leur peine minimale. Les familles des 15 restants, restées au Sénégal, multiplient les démarches. En février toujours, certains supporters annoncent une grève de la faim pour alerter l’opinion.

En avril, trois d’entre eux sortent de prison après avoir purgé leur peine minimale de trois mois. Les 15 autres attendaient encore. Quatre mois de détention, donc, pour des hommes venus supporter leur équipe dans un tournoi continental.

Comment Mohammed VI a-t-il justifié cette grâce royale ?

Le 23 mai 2026, à la veille de l’Aïd al-Adha, le Cabinet royal publie un communiqué officiel accordant la grâce des 15 supporters encore détenus. Le texte s’appuie sur deux piliers : les « liens fraternels séculaires » unissant le Maroc et le Sénégal, et le caractère festif de la fête religieuse qui approche.

« Compte tenu des liens fraternels de longue date entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal, et à l’occasion de l’Aïd al-Adha, le roi Mohammed VI a gracieusement accordé, pour des raisons humanitaires, sa grâce royale aux supporters sénégalais condamnés pour des infractions commises lors des compétitions de la Coupe d’Afrique des Nations. »

— Communiqué du Cabinet royal du Maroc, 23 mai 2026

Le souverain souligne également la volonté du Royaume d’incarner ses valeurs de « clémence, bienveillance, générosité et esprit de tolérance ». La décision intervient aussi suite à l’intervention directe du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, qui avait officiellement sollicité la grâce royale auprès de Mohammed VI.

La réaction du Sénégal : « Nos compatriotes sont libres »

La nouvelle est immédiatement saluée à Dakar. Le président Bassirou Diomaye Faye exprime ses « plus sincères remerciements » au Roi Mohammed VI pour « cette décision empreinte de clémence et d’humanité ». Dans un communiqué direct, il annonce sans détour : « Nos compatriotes détenus au Maroc à la suite des incidents lors de la Coupe d’Afrique des Nations sont libres. »

La star de l’équipe nationale Idrissa Gana Gueye, porte-voix des Lionceaux de la Téranga pendant ces quatre mois de détention, s’est également réjoui que ses compatriotes puissent « rejoindre leurs familles et célébrer le Tabaski en paix ».

Au-delà du geste humain, cette grâce royale illustre une réalité profonde du football africain : les grandes compétitions continentales cristallisent des tensions bien plus larges que le sport. Quatre mois de détention pour des supporters qui avaient mal digéré une décision d’arbitrage — c’est le signe que la violence dans les stades demeure une blessure béante que ni la CAF, ni les États hôtes, ni les fédérations nationales ne savent encore véritablement prévenir. Le Mondial 2030, que le Maroc co-organisera, posera ces questions avec encore plus d’acuité.

Et maintenant ?

Les 15 supporters rentrent au Sénégal juste à temps pour l’Aïd. L’affaire est officiellement close. Mais les questions restent : comment protéger les supporters étrangers dans un pays hôte en cas d’incident ? Comment la CAF gère-t-elle les violences en tribune ? Et le Maroc, qui co-organise le Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal, a désormais un précédent à assumer. Des centaines de milliers de supporters internationaux dans ses stades. Les mêmes ingrédients potentiels.

Pour le Sénégal, champion d’Afrique en titre et qualifié pour le Mondial 2026, cet épisode se referme. Il laisse quand même une marque : celle de supporters ordinaires qui ont payé très cher pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment.

Questions fréquentes

Pourquoi le Roi du Maroc a-t-il gracié les supporters sénégalais ?

Le Roi Mohammed VI a accordé sa grâce royale le 23 mai 2026 pour des « considérations humanitaires », invoquant les liens fraternels séculaires entre le Maroc et le Sénégal et la fête de l’Aïd al-Adha. La décision fait suite à la demande officielle du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Combien de supporters sénégalais ont été emprisonnés au Maroc après la CAN 2025 ?

18 supporters sénégalais ont été arrêtés après les violences lors de la finale de la CAN 2025 à Rabat le 18 janvier 2026. Condamnés à des peines de 3 mois à 1 an de prison ferme, trois avaient déjà été libérés en avril 2026 après avoir purgé leur peine. Les 15 restants ont bénéficié de la grâce royale le 23 mai 2026.

Que s’est-il passé lors de la finale de la CAN 2025 ?

La finale Maroc-Sénégal au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat a été émaillée d’incidents. Des décisions arbitrales contestées ont provoqué des débordements dans les tribunes : tentative d’invasion de terrain, jets de projectiles et affrontements avec les agents de sécurité, selon les autorités marocaines.

Quel est le rôle de Bassirou Diomaye Faye dans cette affaire ?

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a officiellement sollicité la grâce royale auprès de Mohammed VI. Après l’annonce, il a exprimé ses « plus sincères remerciements » au souverain marocain pour cette décision « empreinte de clémence et d’humanité ».

Quel impact cet incident peut-il avoir sur la Coupe du Monde 2030 au Maroc ?

Le Maroc co-organise le Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal. L’épisode des supporters sénégalais met en lumière les défis de la gestion des foules et du traitement des supporters étrangers dans un pays hôte, deux enjeux que le Royaume devra impérativement anticiper pour accueillir l’événement planétaire.