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FIFA : Infantino réunit son état-major au Maroc, la crise de succession s’intensifie

Gianni Infantino, président de la FIFA, lors de la crise de gouvernance de l'été 2026

Gianni Infantino réunit en urgence les cadres dirigeants de la FIFA ce mercredi 5 août 2026 à Rabat, trois jours après l’abandon forcé de son projet de vente à 20 milliards de dollars d’une filiale liée à la Coupe du monde. Le Pays de Galles vient de retirer son soutien au président sortant, tandis que plusieurs noms circulent déjà pour lui succéder en mars 2027.

Pourquoi Gianni Infantino a-t-il convoqué une réunion d’urgence au Maroc ?

Gianni Infantino réunit mercredi 5 août 2026 le comité de direction de la FIFA au siège africain de l’instance, à Salé près de Rabat, pour tenter d’endiguer la fronde née de son projet de privatisation partielle du Mondial. Autour de la table : le secrétaire général Mattias Grafström et plusieurs cadres du comité exécutif, dont Daniel O’Toole, Emilio García Silvero, Elkhan Mammadov, Kimberly Morris, Bryan Swanson et David Farrelly.

Le projet à l’origine de la crise, baptisé Fifa Forward Enterprise (FFE), prévoyait de céder 20 % d’une nouvelle entité commerciale à des investisseurs privés, sur la base d’une valorisation à 20 milliards de dollars. L’objectif affiché : lever 4,2 milliards de dollars et reverser 20 millions de dollars à chacune des 211 fédérations membres avant la mi-septembre. Une société aux liens familiaux avec le président américain Donald Trump figurait parmi les investisseurs pressentis — un point rapporté notamment par NBC News, ce qui a nourri une bonne partie de la polémique.

Comment la crise FIFA-UEFA a-t-elle dégénéré en une semaine ?

La crise FIFA-UEFA dégénère en quatre étapes précises entre le 30 juillet et le 5 août 2026 : un vote de boycott, un renoncement forcé, un désaveu politique, puis une réunion d’urgence. Tout part du vote unanime de l’UEFA le 30 juillet, qui menace de boycotter toutes les compétitions organisées par la FIFA — Mondial 2030 inclus — si le projet Fifa Forward Enterprise n’est pas abandonné. Sous cette pression, Infantino retire le projet dès le 1er août. Mais le mal est fait : le 4 août, la fédération galloise devient la première à retirer publiquement son soutien à sa réélection. Vingt-quatre heures plus tard, Infantino convoque en urgence tout son comité de direction à Rabat. Quatre dates suffisent à résumer l’engrenage.

⚽ Chronologie de la crise
30 juilletL’UEFA vote à l’unanimité le boycott de toutes les compétitions FIFA, Mondial 2030 inclus
1er aoûtSous la pression généralisée, Infantino retire le projet Fifa Forward Enterprise
4 aoûtLa fédération galloise retire officiellement son soutien à la réélection d’Infantino
5 aoûtRéunion de crise convoquée à Rabat avec tout le comité de direction

En résumé : boycott de l’UEFA le 30 juillet, abandon du projet le 1er août, retrait du soutien gallois le 4 août, réunion de crise le 5 août — quatre journées qui ont fait vaciller l’autorité d’Infantino en une semaine.

Que se sont dit Arsène Wenger et Mattias Grafström ?

Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, jure ne pas avoir été associé au projet FFE — il dit en avoir découvert les contours par voie de presse, comme tout le monde. Sa sortie, rapportée début août par ESPN, intervient alors que la FIFA cherche à limiter les dégâts d’image après l’abandon forcé du projet.

« La décision de retirer le projet était absolument nécessaire et incontestable. Je crois en une FIFA indépendante, qui sert le football avec engagement, transparence et intégrité. »

— Arsène Wenger, directeur du développement du football à la FIFA

Signe plus inquiétant encore pour Infantino : son propre secrétaire général, Mattias Grafström — ancien chef de cabinet du président devenu numéro deux de l’institution en 2024 — a lui aussi pris ses distances dans un message interne adressé au personnel de la FIFA.

« Une série d’événements tristes et condamnables […] qui ont fort heureusement mené à l’abandon définitif du projet. Les individus, les moments d’instabilité et les épisodes malheureux passent. »

— Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA

Qui pourrait succéder à Gianni Infantino à la présidence de la FIFA ?

La prochaine élection présidentielle de la FIFA se tient le 18 mars 2027, lors du Congrès de l’instance, à Rabat — la même ville que la réunion de crise de ce mercredi. Gianni Infantino reste à ce jour le seul candidat officiellement déclaré, mais plusieurs noms circulent déjà en coulisses pour lui disputer un nouveau mandat.

🏆 Les prétendants évoqués
Aucune candidature n’est officiellement déposée à ce stade — élection le 18 mars 2027.
CandidatPoste actuelPosition sur le dossier
Aleksander ČeferinPrésident de l’UEFAFavori cité par les fédérations européennes, mais n’a pas confirmé vouloir quitter l’UEFA
Nasser Al-KhelaïfiPrésident du PSG & de l’ECASoutenu en coulisses par plusieurs fédérations dont la Pologne, dément toute intention de se présenter
Lise KlavenessPrésidente féd. norvégienneCheffe de file de l’opposition au projet FFE, publiquement soutenue par l’ancien président Sepp Blatter
Victor MontaglianiPrésident de la CONCACAFAmbition connue de longue date, aucune déclaration formelle pour l’instant

Ce qui frappe dans cet épisode, c’est le paradoxe de la position d’Infantino : jamais son autorité n’a semblé aussi fragilisée depuis son arrivée à la tête de la FIFA en 2016, et pourtant, à sept mois de l’échéance, aucun rival ne s’est formellement déclaré contre lui. C’est précisément ce vide qui pourrait le sauver. Dans une élection FIFA, chaque fédération pèse une voix, et convertir la colère européenne en candidature unique capable de rallier l’Afrique, l’Asie et la CONCACAF est un exercice bien plus périlleux que de voter un boycott symbolique en assemblée. L’UEFA a la voix la plus forte médiatiquement ; elle n’a pas mécaniquement les voix les plus nombreuses au Congrès.

Quelles sont les conséquences de cette crise pour Gianni Infantino et la FIFA ?

L’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football (AFC) ont prévenu qu’elles étaient prêtes à paralyser le fonctionnement de la FIFA, voire à organiser leurs propres compétitions parallèles, si Infantino ne cédait pas la présidence. Le premier objectif de la réunion de Rabat reste toutefois plus immédiat : sécuriser la position du président jusqu’à l’échéance de mars 2027. Cette crise fait suite à deux épisodes déjà couverts sur universdusport.fr : l’éclatement du conflit autour du projet de vente à 20 milliards de dollars, puis le renoncement d’Infantino et la perte de confiance affichée par l’UEFA.

Questions fréquentes

Quand aura lieu la prochaine élection présidentielle de la FIFA ?

Le Congrès électif de la FIFA est fixé au 18 mars 2027, à Rabat, au Maroc. Gianni Infantino brigue un nouveau mandat.

Qui est candidat face à Gianni Infantino ?

Aucun adversaire n’est officiellement déclaré à ce jour. Les noms d’Aleksander Čeferin, Nasser Al-Khelaïfi, Lise Klaveness et Victor Montagliani circulent comme possibles challengers.

Pourquoi l’UEFA a-t-elle menacé de boycotter la FIFA ?

L’UEFA a voté à l’unanimité, le 30 juillet 2026, le boycott de toutes les compétitions FIFA pour protester contre le projet Fifa Forward Enterprise, jugé comme une marchandisation de la Coupe du monde.

Qu’est-ce que le projet Fifa Forward Enterprise (FFE) ?

Le FFE visait à céder 20 % d’une nouvelle entité commerciale liée au Mondial à des investisseurs privés, pour une valorisation de 20 milliards de dollars et 4,2 milliards levés. Il a été abandonné le 1er août 2026 face à la fronde des fédérations.

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